La murène

Poisson au corps allongé et serpentiforme, la murène appartient à la famille des murénidés (Muraenidae). On dénombre près de 200 espèces, d’une longueur à maturité de 80 à 120 cm. Néanmoins des murènes de plus de 3 m existent, comme la murène javanaise (Gymnothorax Javanicus). Si sa gueule quand ouverte est effrayante en raison de la présence de dents longues et acérées, cet animal est rarement agressif. Méfiance toutefois, car la murène adopte parfois un comportement territorial et sa morsure peut s’avérer douloureuse et dangereuse en cas d’infection.

Il s’agit d’un prédateur qui chasse principalement la nuit préférant rester à l’abri la journée. La murène se nourrit de crustacés, de céphalopodes et de petits poissons. La murène vit de la surface à plus de 100 m de fond. Quand elle ne chasse pas, elle passe la plupart de son temps cachée dans des anfractuosités du récif ou d’une épave, ou encore enfouie dans le sable, ne laissant dépasser que sa tête.

Comment me reconnaître ?

Très souvent, seule sa tête au museau fin et pointu dépasse du trou où elle demeure en journée. Lorsqu’elle en sort (plutôt la nuit pour chasser), la murène laisse admirer son corps anguilliforme caractérisé par l’absence de nageoires. Sa peau épaisse, dépourvue d’écailles, est recouverte d’un mucus protecteur. Sa robe diffère énormément selon l’espèce : brune telle la murène javanaise et la murène commune (Muraena Helena), chatoyante comme la murène ruban (Rhinomuraena Quaesita) ou tachetée comme la murène léopard (Gymnothorax Favagineus). Certaines espèces ont un corps uni blanc et une tête recouverte de pointillés noirs, à l’instar de la murène tatouée (Gymnothorax Griseus).

Où me trouver ?

La murène est présente dans toutes les mers du globe, tempérées et tropicales. Par conséquent, rares sont les destinations qui ne permettent pas d’observer de murènes. Les plongeurs découvriront une plus grande diversité d’espèces dans les eaux chaudes.

Où me rencontrer