Crédits : Fabrice Dudenhofer

Crédits : Fabrice Dudenhofer

Le requin bouledogue

Le requin bouledogue (Carcharhinus leucas), appelé aussi requin du Zambèse, fréquente la couche d’eau comprise entre la surface et 150 m. Attention à son appellation anglaise (Bull shark) qui compare sa forme trapue à celle d’un taureau (bull) plutôt qu’à celle d’un bouledogue. En français, le requin taureau correspond à une autre espèce (Carcharias taurus).

Le bouledogue est responsable de nombreuses attaques humaines en surface (nageurs, surfeurs). Dont certaines mortelles, comme sur l’île de la Réunion. Ce requin est donc considéré comme très dangereux pour l’homme. Néanmoins, le plongeur ne figure pas à son menu. Il affiche même vis-à-vis de lui, la plus grande timidité sauf si appâté.

Comment me reconnaître ?

Le requin bouledogue a un corps trapu, notamment sur son premier tiers, de forme massive et lourde,… Pas de doute ce requin tient bien la comparaison avec le bouledogue (ou le taureau pour les anglo-saxons). Son museau, court, est arrondi et dotée de petits yeux. Sa robe (dos) est de couleur grise à brun olive, alors que son ventre est blanc et ses nageoires pectorales, développées (larges).

Où me trouver ?

Au Mexique côté Caraïbes, plusieurs femelles de requins bouledogue se rassemblent de novembre à mars, à proximité de Playa Del Carmen. On le verra aussi en Afrique du Sud (Aliwal Shoals) et au Mozambique (Ponta Do Ouro) de novembre à mai. À Bimini (Bahamas) entre décembre à mars ou encore à Beqa (Îles Fidji), toute l’année.

Ma particularité

Le requin bouledogue a la capacité unique de pouvoir évoluer aussi bien dans l’eau salée que douce. Ainsi, il affectionne les eaux boueuses et turbides, comme les embouchures de fleuves ou rivières.

Mon alimentation

Régime omnivore pour le requin bouledogue. La liste de ses proies est variée : poissons, tortues, oiseaux de mer, autres espèces de requins, etc.

Mon habitat

Le requin bouledogue se rencontre sur les côtes bordées par des eaux tropicales et subtropicales du monde. Il est cependant très rare en mer Rouge. Bien que semi-pélagique, l’animal favorise le plus souvent les fonds peu profonds où résident ses proies.