Cinq espèces à découvrir à Bali

On aime la plongée à Bali pour la diversité des plongées possibles, les coraux colorés, la clarté et la chaleur de l’eau mais aussi pour la richesse des espèces observables.

Publié le 28/03/2022

La vie sous-marine grouille de poissons tous aussi fascinants les uns que les autres et nous vous présentons dans cet article 5 spécimens qui feront sans doute partie de votre bucketlist lors d’un séjour plongée sur l’île des Dieux. 

Du poisson-lune à la raie Manta, en passant par le poisson-crapaud, découvrons ensemble cinq des nombreuses espèces à découvrir en plongée à Bali. 

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Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit récapitulatif sur l’île des Dieux s’impose. Plus célèbre île de l’Indonésie, Bali doit sa renommée à ses paysages de rêve. Elle allie à la perfection culture traditionnelle et nature florissante. De multiples récifs coralliens aux splendides couleurs et des plages de sable blanc et de sable noir bordent l’île, offrant ainsi des plages de rêve. On doit cette diversité de littoraux et de paysages à l’activité volcanique et la subduction des plaques australienne et eurasiatique. Comme quoi, le temps fait bien les choses ! 

Bali a de quoi vous ravir autant sous l’eau que sur terre pendant plusieurs semaines. Oui, l’île est un concentré de vie et de culture. En ce qui concerne les spots de plongée les plus emblématiques, citons  bien entendu Nusa Penida, Amed ou encore les îles de Lombok et Gilis. Des destinations de choix pour rencontrer les plus belles espèces indonésiennes. Dans ces différentes zones, on peut observer 17% de la faune sous-marine mondiale, soit environ 300 000 espèces de coraux, poissons, crustacés, céphalopodes, cétacés. Parmi elles, on retrouve tout premièrement le poisson-perroquet géant. 

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1-    Le poisson-perroquet à bosse

Le poisson-perroquet à bosse est le plus grand de son espèce et peut mesurer jusqu’à 130 centimètres. Sa bosse, située sur le haut de sa tête, et qui en fait sa singularité, est utilisée pour briser les coraux durs et les manger. Cette bosse à l’épreuve de tout a aussi pour vocation de servir d’artifice dans la conquête des femelles durant la période de reproduction.  

Autre attribut unique du poisson-perroquet géant : sa bouche. A l’intérieur, deux dents sont fusionnées en forme de bec, lui permettant de se nourrir. Omnivores mais surtout herbivores, ils passent la plupart de leur temps à gratter coraux et algues. C’est entre autres pour cette raison que le poisson-perroquet à bosse se trouve régulièrement aux abords de l’épave de l’USS Liberty. Ce goinfre engloutit tous les coraux et algues qu’il trouve sur son passage (on peut l’entendre à l’action, lorsqu’il grignote lors des plongées). Cette épave est aussi appréciée en raison de son obscurité. En effet, les poissons-perroquets à bosse n’apprécient que très peu une lumière trop vive.

Parce que son physique atypique n’était pas suffisant à le rendre unique, le poisson-perroquet à bosse participe à l’entretien de la plage, oui oui. Vous l’aurez compris, c’est un gros mangeur de coraux, jusqu’à cinq tonnes par an et par poisson, c’est énorme ! En ingurgitant tant de nourriture, il rejette les nutriments absorbés en grain de sable qui servent à l’apparition de nouvelles plages tout en consolidant les existantes. Plutôt balèze le poisson-perroquet à bosse et très utile pour l’environnement !

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2-    La murène ruban

Poursuivons notre rencontre avec la murène ruban. 

Quand vous pensez aux murènes, vous avez sans doute en tête la fameuse murène de Java ou encore la murène méditerranéenne, à l’aspect serpentiforme particulièrement impressionnant, avec une gueule continuellement ouverte. Et si vous vous trompiez et que toutes les espèces de murènes ne se ressemblaient pas ? La preuve, la murène ruban est si jolie et gracieuse à observer quand elle se dandine sous l’eau à la façon d’un ruban de GRS !  

Parmi les particularités de cette murène, il convient de citer ses couleurs inhabituelles. Elles changent au cours de la vie de l’animal pour passer du noir au jaune en passant par le bleu. Ces changements de couleurs sont dus aux changements de sexe des murènes rubans : quand le noir se transforme en bleu, la murène devient mâle. Le passage du bleu au jaune est dû, lui, au passage du sexe mâle au sexe femelle. Une espèce unique, on vous dit ;) ! 

Malgré son physique de top model des mers, la murène ruban est peu visible et reste très discrète, terrée dans des failles fines ou trous sur lesquels vous n’auriez pas l’idée de vous attarder. Cependant, comme la plupart des espèces qui composent cette famille, celle-ci doit pouvoir se déplacer régulièrement pour trouver de nouvelles zones de chasse et échapper également à d’éventuelles prédateurs. C’est donc à ce moment-là que vous pourriez avoir la chance de l’observer, le changement d’habitat étant l’instant le plus propice pour analyser sa nage bien particulière. Vous vous rendrez compte d’une chose :  la murène ruban ne sait pas nager correctement et c’est ce petit handicap qui donne à son déplacement tant de grace, comme quoi ! 

Pour maximiser vos chances d’observation, rendez-vous sur deux sites de plongée balinais : Amed et Tulamben. C’est ici que les murènes rubans peuvent être aperçues sans « trop » de difficulté. Il ne vous reste donc plus qu’à vous y rendre, plonger en eau peu profonde et croiser les doigts !

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3-    Le poisson-lune

Troisième poisson emblématique de Bali et tout aussi particulier que ses congénères : le poisson-lune aussi appelé, Mola Mola. 

Voilà un poisson qui ne peut se confondre avec aucun autre, pour sûr ! Son apparence unique fait que dès le premier coup d’œil, même un peu lointain, on identifie facilement un poisson-lune. À sa forme ovoïde sans queue, le Mola Mola est doté de deux grandes nageoires pectorales et dorsales qui paraissent comme mal positionnées. Elles sont pourtant situées de manière quasi symétrique en arrière de son corps. 

Enfin, il est à noter que le poisson-lune peut atteindre des tailles impressionnantes. C'est-à-dire près de deux mètres de long sur trois mètres de haut pour un poids de mille kilos, voire plus. Ces tailles colossales s’expliquent par le fait que le poisson-lune ne cesse jamais de grandir jusqu'à sa mort. Cela met en lumière également la taille de certains spécimens observés au large, âgés vraisemblablement de plusieurs dizaines d’années.

Son régime alimentaire est essentiellement constitué de méduses. Ce type de proie étant pauvre en calories, le poisson-lune doit donc en consommer une grande quantité, et ce durant toute la journée. Le Mola Mola est donc un indicateur de l’abondance des méduses. Si la méduse est son repas de prédilection, son alimentation se compose également de zooplancton, de calamars ou de petits poissons et crustacés qu’il ingère grâce à une petite bouche pourvue de dents formant une sorte de bec.

Ce pélagique affectionne les eaux pas trop froides, supérieures à 10°C. Le poisson-lune fréquente, par conséquent, toutes les mers tropicales et tempérées du globe. Il peut tout à fait être observable le long de certains tombants ou remontées comme sur le site de Crystal Bay à Nusa Penida au sud-est de Bali. Dans cette zone, les courants y sont forts (dû au fait que Nusa Penida se trouve sur le détroit de Lombok), il sera donc nécessaire d’avoir un bon niveau pour observer le poisson-lune lors de votre séjour plongée à Bali.

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4-    La raie Manta

Notre découverte se poursuit avec la somptueuse raie Manta. Son physique est, à nouveau, l’une des caractéristiques la différenciant des autres espèces. Noire sur le dos et blanc sur le ventre, elle a deux grandes nageoires en forme d’ailes et une queue fine et pointue (sans dard, rassurez-vous, la raie Manta est totalement inoffensive pour l’homme !). Ses cornes céphaliques, typiques, lui permettent de se nourrir.

Au niveau de son comportement, la raie Manta est là-aussi unique. Elle peut sauter en surface pour se débarrasser des parasites mais aussi pour donner naissance à ses bébés, qui sont généralement au nombre de 1 ou 2, pèse chacun jusqu’à 50 kilos et peuvent déjà mesurer deux mètres d’envergure.

Pouvant atteindre les sept mètres d’envergure (on comprend donc la taille déjà colossale de sa progéniture), plonger avec les raies Manta est une expérience magique à faire au moins une fois dans sa vie. La raie Manta évolue en groupe entre la surface et une profondeur d’environ quinze mètres. Il est donc facile d’assister à un véritable ballet en une seule plongée. Pour vivre cette émotion inoubliable à Bali, il faut plonger autour de Nusa Penida. La raie y est quasiment présente toute l’année, cependant si vous souhaitez observer en même temps le poisson-lune, mieux vaut privilégie la période de juin à fin septembre.

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5-    Les antennaires

Finissons ce zoom balinais par la présentation du curieux antennaire. Vous vous en doutez, cette espèce a des traits propres à elle et pas n’importe lesquels !

L’antennaire, ce petit poisson pouvant atteindre les 20 centimètres, aussi appelé poisson-crapaud, sait se fondre dans le paysage comme nul autre (ou presque) : souvent réfugié dans les éponges, il prend la couleur de son environnement. Il reste stoïque grâce à ses nageoires pectorales et se déplace en « marchant » sur les fonds. Qui dit mieux pour se camoufler à la perfection ? Malgré une petite taille, il est capable d’engloutir des proies relativement grandes pour lui grâce à sa bouche large et fendue qui permet d’avaler des poissons d’environ 10 cm.

Une fois de plus et pour votre plus grand bonheur, les profondeurs de Tulamben et l’épave de l’USS Liberty et le site de Gilimanuk sont le paradis des antennaires. Sur ce dernier, vous êtes quasiment certain de pouvoir y observer plusieurs spécimens aux allures différentes en train de pratiquer leur mimétisme parfait ou encore de se déplacer sur les fonds sablonneux noirs, oscillant au gré des courants pour prendre la forme de débris végétaux. Ici, il n’est pas rare également de croiser le poisson-crapaud strié, recouvert d’algues et similaire à un rocher colonisé, qui se déplace sur les fonds également et agite un leurre à la forme de vers marin pour doubler ses chances d’attraper une proie ! Les antennaires sont tellement à l’affut et discrets qu’il leur arrive également de s’attaquer à des poissons vivant sous le sable, comme les soles, dans le détroit de Lembeh.

Envie d’en savoir plus sur les espèces qui maitrisent l’art du camouflage ? Nous vous conseillons notre article dédié ICI

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Notre mise en avant des cinq espèces iconiques et observables à Bali touche à sa fin. Il ne vous reste plus qu’à réserver un séjour plongée grâce à Subocea, à faire vos valises et à admirer chaque trait de ces espèces surprenantes ! Vous hésitez peut-être entre un séjour ordinaire ou bien un Safari autour de Bali ? Nos conseillers plongée sont là pour vous renseigner et vous présenter la meilleure offre en fonction de vos envies, de vos dates de séjour et de votre budget. Pour nous joindre, rien de plus simple : 04 28 70 89 00, nous vous renseignerons avec plaisir.



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